Fabrication artisanale
La naissance d’une lame
Un acier avec une teneur en carbone idéale est sélectionné
chez une entreprise française (eurotechni.com).
La forge va permettre de chauffer et de mettre
en forme l’acier jusqu’à sa forme finale.
Tout le long du processus de forgeage, il va falloir veiller à respecter les températures. En effet, trop chauffer le métal pourrait le faire brûler et à l’inverse, le travailler à des températures trop basses serait néfaste.
Plusieurs heures sont nécessaires à l’obtention d’une ébauche.
À ce stade, le couteau a été dégrossi à la ponceuse à bande
pour s’approcher de sa ligne définitive.
Nous pouvons donc passer aux traitements thermiques. Essentiels à une bonne lame, ils visent à apporter au couteau, les caractéristiques nécessaires.
Les traitements thermiques
Apporter au couteau des propriétés utiles à sa fonction, passe inévitablement par des traitements températures.
Le recuit
Lors de son forgeage, notre acier a subi de fortes contraintes (chauffes et refroidissement répétés), ainsi qu’un martelage intensif.
Il est donc nécessaire de le laisser « reposer ». C’est ce que l’on appelle « le recuit ». Pour ce faire, je vais chauffer le couteau à une température d’environ 800 °C et le laisser refroidir lentement dans la forge mourante.
La trempe
Maintenant, il est nécessaire d’apporter à notre couteau sa dureté. Le métal va donc être monté à une température donnée par le fournisseur.
Travaillant avec la même nuance depuis mes débuts, celle-ci reste inchangée (environ 850°C).
Contrairement au traitement thermique précédent, il va falloir refroidir soudainement l’acier dans un bain adapté à la nuance. Dans mon cas, il s’agit de l’huile.
Le revenu
Notre couteau possède à ce stade, une dureté extrême due au choc thermique. À tel point que la lame est cassante.
L’objectif est donc de lui faire perdre un peu de dureté acquise durant la trempe et de lui apporter en contrepartie de la souplesse.
Plusieurs méthodes pour appliquer ce traitement thermique. Le four traditionnel ou à la forge.
Environ 250 °C durant 1 h 15 si le four traditionnel est utilisé. Ces données peuvent varier selon la dureté souhaitée.
Une couleur propre en fonction de la durée et de la température est alors observée.
Conception des manches
Afin de rendre votre couteau unique et adapté à vos besoins, de nombreux matériaux vous sont proposés.
En effet, l’entreprise auvergnate avec laquelle je travaille propose une large gamme de matière.
Bois naturels (buis, olivier, etc.), cornes et os (zébu, chameau, etc.) ou encore des matières synthétiques sont disponibles.
Trois catégories illustrent ces matériaux.
1) Brut de forge : couteaux tout en acier. Personnalisables avec possibilités d’inscription sur le manche.
2) Rustique : couteaux avec un manche local. Utilisation de buis, olivier ou bois de cerf.
3) Prestige : Couteaux dont le matériau du manche est noble. Par exemple l’os de chameau, l’os de girafe, les fragments de défenses d’ivoire de mammouth, etc.
N’hésitez pas à me solliciter pour vos différentes demandes.
Pour les commandes personnalisées, un délai moyen de 30 jours est appliqué. En effet, les couteaux étant uniques et réalisés selon des techniques de forge traditionnelles, un certain temps de fabrication est nécessaire. La disponibilité des matériaux est également prise en compte. Votre couteau peut être fourni avec un étui en cuir sur mesure. L’artisan qui confectionne ce dernier se situe en Auvergne. l’envoi et le retour du couteau ajouté au temps de fabrication de l’étui, peuvent rallonger légèrement ce délai
















